Le marché de l'assurance à Taiwan |
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| Taiwan - Services et distribution : Taiwan | ||||||
Page 4 sur 4 Un secteur à la recherche d'une meilleure rentabilitéLes assureurs taïwanais sont encore peu internationalisés. L’autorisation de créer des filiales à l’étranger ne leur a été accordée qu’en 1997 et la réglementation actuelle limite leurs investissements. Le gouvernement a toutefois modifié cette politique et incite aujourd’hui les sociétés locales à s’internationaliser, au besoin par des alliances avec des opérateurs étrangers. L’Asie du Sud-est et, surtout, la Chine, offrent un potentiel considérable aux assureurs taïwanais, malgré la difficulté de ces marchés. Les compagnies taïwanaises peuvent désormais s’implanter en Chine et leurs filiales y créer des joint-ventures avec des compagnies locales. La première, et pour l’instant seule du genre, est la société conjointe entre Cathay Life et l’entreprise publique Chinese Eastern Airlines Corp. Shin Kong s’apprête à se lancer dans la même opération sous peu. Malgré une part de marché réduite, les assureurs étrangers ayant réussi à pénétrer le marché (8 assureurs vie et 8 assureurs non-vie en 2006) ont enregistré une forte croissance de leur activité, alors que d’autres ont abandonné Taïwan ou se sont rapprochés d’un partenaire local. Leur part dans le total des primes d’assurance-vie perçues est passée de 4,2 % en 2000 à 9,3% en 2005. Les sociétés américaines, qui ont été autorisées à s’implanter à Taiwan dès 1987, sont les plus présentes, en particulier AETNA. Citicorp s'est alliée au groupe Fubon. Pour la France, depuis le retrait d’AXA, seule Cardif reste présent ; il ne détient toutefois qu’une part de marché modeste de 0,9% en 2005. Malgré leur place dans l’économie, les compagnies d’assurance locales font face à plusieurs difficultés, qui compromettent leur développement. En premier lieu, le secteur de l’assurance souffre de handicaps structurels : il est insuffisamment concentré, propose un nombre réduit de produits, et reste soumis à une réglementation contraignante de la part de la FSC, qui privilégie la sécurité à la rentabilité. A ce titre, la problématique du secteur de l’assurance est proche de celle du secteur bancaire. Cette situation débouche sur une concurrence par les prix pour conquérir des parts de marché. Les compagnies locales mènent donc des stratégies risquées d’investissements sur les marchés d’actions, les soumettant à un risque de correction de ceux-ci, ou de placements à l’étranger, les soumettant, entre autres, au risque de change. Par ailleurs, les méthodes prévisionnelles utilisées pour le calcul des coûts des contrats d’assurance vie apparaissent hasardeuses : elles se basent en effet sur les données actuelles, et non pas sur les évolutions démographiques et les prévisions de santé ; ceci, dans une population qui vieillit vite, crée une forte hypothèque sur la rentabilité future des compagnies. Ensuite, la rentabilité des assureurs est réduite d’une part par la faiblesse des taux d’intérêt à Taïwan, d’autre part par les limites mises à leurs placements à l’étranger : malgré les hausses successives, qui l’ont conduite de 1,375 en septembre 2004 à 2,75 en janvier 2007, le taux directeur de la Banque centrale reste bas. Ce niveau diminue les marges de profits des investissements des assureurs, qui offraient jusqu'alors à leurs clients des taux élevés. En outre, la rentabilité du marché financier taïwanais est elle aussi réduite par une réglementation contraignante, ce que traduit une performance de la bourse (le TAIEX) inférieure à celle de ses homologues asiatiques. Cette impasse sur le marché domestique incite les assureurs à chercher des produits plus attractifs à l’étranger. Or, la part de leurs actifs que les compagnies taïwanaises peuvent investir à l’étranger est limitée à 35% des placements, et ce plafond est presque atteint. La FSC a annoncé vouloir l’accroître à 50%, afin que les assureurs puissent diversifier leur portefeuille d’investissements et rechercher des placements plus rentables, mais aucune date n’a été fixée pour cela. Enfin, les assureurs ne peuvent détenir plus de 40% de leurs capitaux en obligations d’entreprises ; ils ne peuvent en outre acheter de ces obligations qu’à des firmes notées au moins BBB+.
Source: Ubifrance / Missions économiques
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