L'industrie à Taiwan |
|
| Taiwan - Energie, chimie, mécanique : Taiwan | |||||
Page 1 sur 3 PrésentationMalgré la percée des industries de hautes technologies dans les années 1990, les industries traditionnelles gardent une place importante dans le tissu économique taïwanais grâce à un soutien continue du gouvernement. L’Industrial Development Bureau (IDB), sous la tutelle du ministère de l’économie (MOEA), a décidé de subventionner plus de 18 sous-secteurs des industries métallurgiques, mécaniques et chimiques. En effet, un fonds de plus de 15 Md TWD leur sera consacré pour l’année 2007. De plus, le gouvernement soutient les investissements privés dans des projets dont le montant total pour l’ensemble des industries s’élèvera à plus de 100 Md TWD pour 2007 et dont les plus importants sont la construction d’une aciérie par Formosa Plastics Group et la création de Kuo Kwang Petrochemical Company. Bien que l’on assiste à un phénomène de délocalisation massive vers la Chine ou vers les pays du Sud-Est asiatique, les entreprises ont tendance à conserver leur appareil productif à forte valeur ajoutée et les bases de recherche et développement sur l’île. Industrie chimiqueL’industrie taïwanaise regroupe l’ensemble des secteurs de la chimie d’amont en aval, avec pour particularité une industrie pétrochimique qui a subi une intégration verticale ascendante. Les producteurs en amont, aujourd’hui d’envergure internationale, se sont développés à partir d’un tissu dense de PME plasturgistes. L’évolution de l’entreprise publique Chinese Petroleum Corporation ainsi que celui du conglomérat taïwanais, Formosa Plastics Group (FPG), a permis à Taïwan de devenir de moins en moins dépendante du marché extérieur en atteignant un niveau de production d’éthylène de 2,88 Mt par an en 2006. L’année 2006 fut marquée par une baisse de la production des matières pétrochimiques dérivées ainsi que de leur exportation suite à la hausse des prix de l’éthylène causé par des incidents des craqueurs catalytiques. Alors que Taïwan a besoin d’importer des matières premières du fait de ressources limitées, l’île dépend également des exportations de matières intermédiaires compte tenu d’une faible demande locale. En effet, la Chine est devenue la principale destination des exportations de produits pétrochimiques finis et semi-finis de Taïwan ; un bon nombre de producteurs en aval de la plasturgie y ont installé leurs usines avec des capacités de production non négligeables afin de réduire leurs coûts de production. L’entreprise publique Chinese Petroleum Corporation (CPC) détenait autrefois le monopole du secteur mais doit désormais résister à la concurrence accrue de FPG. Malgré le soutien du gouvernement, le groupe a rencontré dernièrement des problèmes dans ses différents projets d’expansion. Outre l’obligation de déménager le craqueur catalytiques n°5 de Kaohsiung d’ici 2015, CPC se trouve également face à des limites d’expansion de craqueur catalytique n°3. Par ailleurs, le projet pétrochimique Kuo Kwang Petrochemical Technology reste toujours en suspens. FPG est le premier groupe industriel à avoir un développement vertical sur l’île suite à la construction de son complexe pétrochimique à Mailiao. Ses quatre principales filiales, Formosa Plastics, Nan Ya Plastics, Formosa Chemical and Fiber (FCFC) et Formosa Petrochemical, couvrant l’ensemble des gammes de produits, ont atteint en 2006 un chiffre d’affaires de plus de 1.639 Md TWD, soit près de 15 % du PIB taïwanais. Déjà classé second producteur mondial de PVC, FPG deviendrait également le plus grand groupe pétrochimique en Asie ainsi que le 3ème producteur mondial d’éthylène suite à la mise en service de son 3ème craqueur catalytique. Par ailleurs, outre des investissements atteignant plus de 1,9 Md TWD en Chine au cours des cinq dernières années, le groupe FPG cherche toujours à se développer sur le continent. En effet, non seulement FPG prévoit d’être coté à la bourse de Hong-Kong via sa filiale Nan Ya Plastics dans le but de faciliter ses investissements en Chine, mais il attend également l’approbation du gouvernement taïwanais pour la construction d’un craqueur catalytique au sein de son complexe pétrochimique en Chine. Les industries de la pétrochimie et de la plasturgie ont atteint un stade avancé, avec l’achèvement des travaux de la 4ème phase d’expansion du craqueur de naphtes de Formosa Plastics Group, mais se trouvent confrontés à deux obstacles majeurs. D’une part, la dépendance accrue vis-à-vis de la Chine qui devient autosuffisante et pourrait à terme devenir un concurrent potentiel. Ainsi, le gouvernement taïwanais interdit aux entreprises de construire des craqueurs de naphtes en Chine ; chaque projet d’investissement étant étudié au cas par cas. D’autre part, la préoccupation environnementale grandissante. Bien que Taïwan ne soit pas signataire du protocole de Kyoto, les grands projets tels que l’expansion du craqueur catalytique n° 3 de CPC et la création du complexe pétrochimique Kuo Kwang sont soumis à des études d’impact environnemental de plus en plus contraignantes. Par ailleurs, la réglementation européenne REACH affecterait pour plus de 36 Md TWD de produits chimiques exportés de Taïwan vers l’Europe et toucherait plus de 1.500 producteurs taïwanais dont Formosa Plastics Group et Chi Mei Corp. |
|||||

