Commerce extérieur de Taiwan et échanges bilatéraux avec la France 1er trimestre 2007

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Taiwan - Economie et présence française : Taiwan
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Commerce extérieur de Taiwan et échanges bilatéraux avec la France 1er trimestre 2007
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La composition et la destination des exportations de Taïwan illustrent son développement économique

Le commerce extérieur de Taïwan reste dynamique

Les exportations taïwanaises ont atteint 114 Md USD au 1er semestre 2007 (+ 7,5 % par rapport au 1er semestre 2006). Sur 12 mois, elles ont augmenté de 10,2 %. Hormis 2001, année d’explosion de la bulle internet et de baisse de la demande électronique, où elles avaient reculé de 16,9 %, elles poursuivent leur progression rapide, doublant entre 1998 et 2006.

Les importations ont atteint 103 Md USD au 1er semestre 2007 (+ 7,8 % par rapport au 1er semestre 2006). Sur 12 mois, elles progressent (+ 8,7 %) à un rythme moins rapide que les exportations.

En conséquent, l’excédent commercial (10,5 Md USD) s’est accru de 35,8 % au 1er semestre 2007 par rapport au 1er semestre 2006. Sur 12 mois, il s’est accru à un rythme qui reste soutenu (+ 24 %).

Taïwan est une économie post-émergente qui a réorienté sa production vers les biens à forte valeur ajoutée

Cette montée en gamme de l’économie taïwanaise s’est moins réalisée par une substitution des importations que par une internationalisation de son économie et de ses échanges. Taïwan est une plate-forme d’échanges, avec des importations et des exportations représentant respectivement 63,2 % et 57,3 % de son PIB. L’Île importe des composants, en assemble certains, en exporte d’autres vers les pays à bas coût de main d’oeuvre, d’où ils seront pour la plupart réexportés, en premier lieu vers les pays développés.

Taïwan, concurrencée par une main d’oeuvre meilleure marché en Chine ou au Vietnam, a en effet réorienté sa production vers des produits à forte valeur ajoutée et à technologie plus avancée, et a délocalisé les activités intensives en main d’oeuvre vers ces pays, ce qu’illustre l’analyse par secteurs : entre 2000 et 2006, la part de l’agro-alimentaire dans l’ensemble des exportations a poursuit sa régression (de 2 % à 1,5 %). Les produits à haute technologie et valeur ajoutée ont en revanche progressé (hormis les machines-outils, dont la part stagne autour de 6,4 % du total) : l’électronique (de 22,2 % à 28,1 %) ; le matériel optique, médical et photographique (de 2,2 % à 7,6 %) ; l’équipement électrique (de 3,6 % à 4,9 %).


La part des industries traditionnelles est toutefois remontée dans la période récente, hormis celle du textile (de 10 % du total à 5,3 %) : l’industrie chimique (de 2,7 % à 5 %), la plasturgie (de 6 % à 7,1 %) et la métallurgie (de 8,9 % à 10,7 %). En effet, ce sont ces industries traditionnelles qui assurent, depuis un an, la vigueur des exportations de l’Île, du fait d’une conjoncture porteuse et d’une demande mondiale soutenue. La part des exportations d’électronique a en revanche reculé (26,6 % du total, + 4,6 %) et ce sont, en premier lieu, les produits métallurgiques (12,2 %, + 29,3 %), la chimie (5,7 %, + 18,8 %), la plasturgie (7,8 %, + 16,7 %) et les machines électriques (5,3 %, + 14,3 %) qui ont dynamisé les exportations.

Les machines-outils ont progressé à un rythme proche de celui de l’ensemble des exportations (6,4 % du total, + 6,4 %). Enfin, certains postes ont affiché une baisse : le textile (5,1 %, - 1,2 %), le matériel optique, médical et photographique (6,8 %, - 7,3 %), et les instruments de précision, de musique et d’horlogerie (7,3 %, - 6,4 %) ; la plus forte baisse concerne les produits de l’information et de la communication, qui poursuivent leur recul (3,6 %, - 15,6 %), du fait de la délocalisation croissante de cette activité en Chine.

La part de l’Asie dans les échanges s’accroît, dans le cadre d’une intégration de la production avec la Chine

Les exportations taïwanaises se sont accrues vers l’Europe, plus légèrement vers l’Asie. La stagnation en valeur et la régression en part relative vers les Etats-Unis doit être relativisé : en effet, une part significative des exportations vers la Chine (70 % selon certaines estimations) est in fine réexportée vers les marchés des pays développés, dans le cadre d’un processing trade. Dans cette division du travail, Taïwan conserve les secteurs sensibles, à valeur ajoutée et nécessitant une maîtrise technologique ; elle délègue à la Chine les activités intensives en main d’oeuvre. Les IDE taïwanais en Chine dans les secteurs de l'électronique et de l’équipement électrique (30 % des IDE taïwanais en 2005) financent l’assemblage des composants, importés de l’Île avant d’être réexportés.

En 2005, du fait de cette délocalisation, Taïwan a été relégué au 4ème rang mondial des producteurs informatiques, au profit de la Chine et derrière les Etats-Unis et le Japon. En 2006, l’Île a cependant maintenu sa position de leader pour de nombreux types de produits et de composants : les cartes mères (98,6 % du marché mondial), les ordinateurs portables (82,5 %), les moniteurs LCD (70 %) et les serveurs (34 %).



 
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