Le secteur de la construction à Taiwan |
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| Taiwan - BTP, envirt, transports : Taiwan | |||||
Page 1 sur 3 Un marché qui présente des signes de déclinAprès avoir renoué avec une croissance régulière en 2002, le marché de la construction connaît un ralentissement modéré depuis 2004. Selon les statistiques de la Construction and Planning Administration (CPA), le nombre de permis de construire délivrés à Taïwan entre 2004 et 2006 a diminué de 4,6 % et le nombre de mises en chantier a baissé de 1,65 % sur la même période. En outre, en raison de l’arrivée à échéance de la plupart des grands projets d’infrastructures (train à grande vitesse, autoroute Taipei- Ilan...), les investissements se dirigent désormais de plus en plus vers l’immobilier résidentiel. Ainsi, en 2006 le plus grand nombre de permis de construire délivrés était-il destiné au logement résidentiel devant les bâtiments commerciaux et industriels. Mais l’atonie du secteur est non seulement imputable à l’état de quasisaturation de l’offre en infrastructures mais également aux restrictions financières imposées par les pouvoirs publics. En effet, le budget alloué par le gouvernement aux grands travaux ne s’est élevé qu’à 450 Md TWD en 2006, soit la moitié des fonds octroyés en 1999. Cependant, bien que la tendance soit à la diminution du nombre de projets publics, le gouvernement poursuit actuellement la mise à niveau de ses infrastructures publiques à caractère social (hôpitaux, universités), touristique (complexes hôteliers), et environnemental (stations d’épuration). Dans une volonté de rationaliser ses investissements et de faire face à la forte contrainte pesant sur les finances publiques, le gouvernement taïwanais a toutefois décidé de promouvoir les formules de concession de réalisation et a particulièrement privilégié le développement de la formule de BOT pour ces projets. Un marché dominé par les entreprises localesDans le domaine du génie civil, les entrepreneurs étrangers ont toujours joué un rôle-clé dans les projets de niveau technologique élevés (construction de centrales nucléaires ou de lignes de métros), permettant ainsi d’apporter un savoir-faire jusque-là absent. Or, si la présence étrangère à Taïwan s’est renforcée depuis l’accession de cette dernière à l’Organisation mondiale du commerce en 2002, elle demeure essentiellement japonaise et coréenne. En effet, les procédures rigoureuses et peu favorables des appels d’offres limitent la présence des Européens et des Américains, qui préfèrent y participer par le biais d’un partenariat avec une entreprise locale. Ainsi, peut-on retrouver les grands noms taïwanais du secteur tels que l’entreprise publique RSEA ou le cabinet d’ingénierie CTCI impliqués dans la plupart des grands contrats publics, généralement en partenariat avec des sous-traitants étrangers spécialisés dans les secteurs des marchés concernés. Ce manque de souplesse réglementaire a également conduit les entreprises locales à s’aventurer à l’étranger. L’Inde et l’Arabie Saoudite, devenus des lieux de prédilection pour les investisseurs taïwanais, accueillent désormais de grands acteurs locaux tels que Continental Engineering Corp (CEC) à New-Delhi et BES Engineering Corp. (BES) à Riyad. Enfin plusieurs entreprises de taille moyenne, à l’instar de Kung Sing Engineering, qui soumissionnent actuellement à plusieurs appels d’offres en Chine, et de Chan Chun Construction, qui a remporté le projet de construction du système de métro à Dubaï, tentent de percer sur le marché mondial. |
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