La situation économique et financière de Macao |
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| Hong Kong - Généralités et informations pays : Hong Kong | |
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Située sur la rive ouest du Delta de la Rivière des Perles (PRD), Macao est un petit territoire de 27,5 km2 constitué d’une péninsule reliée aux îles de Taipa et Coloane par trois ponts. Les deux îles sont connectées entre elles par la digue artificielle de Cotai, une poldérisation de 4.7 km2 gagnée sur la mer. Avec une population de 488 000 habitants, Macao est une économie de petite taille mais parmi les plus développées d'Asie. Le Territoire offre un cadre des affaires propice à l'investissement, qui n'a pas été altéré par sa rétrocession à la Chine en décembre 1999. Macao bénéficie, au même titre que Hong Kong, du statut de Région Administrative Spéciale (RAS), qui lui garantit notamment une large autonomie et le maintien pendant 50 ans du cadre existant avant la rétrocession, conformément au principe "un pays, deux systèmes". Après une longue période de récession, l'économie de Macao est, depuis 2003, repartie sur un sentier de forte croissance (+28,6% en 2004 ; +11,8% en 2005 et +23% en 2006) stimulée par une forte progression de l’investissement notamment dans l’industrie du jeu et les infrastructures. Situation et perspectives économiquesAprès une longue récession, Macao affiche de nouvelles ambitionsL'économie de Macao a pâti des chocs internes du milieu des années 90 (éclatement de la bulle immobilière, montée de l'insécurité entraînant une réduction du tourisme) et connu une longue récession, entre 1996 et 1999: le PIB a baissé de plus de 8%, entraînant une nette dégradation du niveau de vie. Macao a connu des ajustements économiques de même nature que Hong Kong : baisse des prix ininterrompue à partir de 1998 et ralentissement très net de la croissance de 1995 à 2001. Le climat d'insécurité lié à des règlements de compte entre triades, dans le contexte des dernières années de souveraineté portugaise, a entraîné une baisse de la fréquentation touristique. Les carences de la gestion de la transition par les portugais ont perturbé le fonctionnement des services publics. Les chocs extérieurs engendrés par la crise asiatique de 1997 ont conduit à l’éclatement de la bulle immobilière, qui avait généré une frénésie de construction, laissant un marché immobilier durablement sinistré par un stock considérable de bâtiments inoccupés. Stimulée par le rebond du tourisme, l'économie macanaise a entamé une timide reprise en 2000 (+ 4,6%) et 2001 (+2,2%), sans réussir à sortir véritablement de la crise. Depuis 2003, Macao semble avoir définitivement amorcé un nouveau décollage économique grâce à une conjoncture exceptionnelle : en 2004, le PIB a affiché un taux de croissance record de 28,4%. En 2005 et 2006, la croissance s’est ralentie tout en restant à un niveau très élevé avec +12% en 2005 et 16,6% en 2006. Il s’explique avant tout par une croissance plus modérée de l’industrie du jeu qui contribue toutefois à hauteur de 40% du PIB. La bonne santé de l’économie macanaise s’illustre aujourd’hui à travers de nombreux indicateurs : son PIB par habitant de 24 935 USD, s’est hissé, en 2005, parmi les plus élevés d’Asie (25 549 USD pour Hong Kong) et son taux de chômage demeure faible affichant 3,6% au dernier trimestre 2006, en baisse constante depuis le pic à 6.8% en 2000. Les autorités considèrent que l’économie est proche du plein emploi et ont mis en place des mesures pour faciliter l’importation de main d’oeuvre, principalement de Chine continentale, même si ces mesures paraissent encore insuffisantes pour éviter la pénurie dans le secteur des services. L'ampleur de la croissance a aussi mis fin aux tensions déflationnistes : l’inflation est réapparue en juin 2004 et affiche aujourd’hui +4,4% au troisième trimestre 2006. Une économie tirée par les services et l’industrie du jeuLes années 90 ont été marquées par une tertiarisation croissante de l'économie (tourisme, ingénierie civile, immobilier, construction) : le secteur tertiaire représente 87% du PIB en 2005 et l’industrie du jeu, alimentée par les arrivées massives de touristes, occupe une place primordiale dans l'économie macanaise. Véritable moteur du dynamisme économique, cette industrie emploie directement et indirectement près de 45% de la population active en 2005. Le Territoire accueille depuis quelques années un nombre toujours croissant de visiteurs grâce principalement aux facilités d’obtention de visa accordées, depuis 2000, aux touristes chinois (Individual Traveller Scheme): en 2006 Macao a accueilli 22 millions de visiteurs (contre 18,5 millions en 2005) dont près de 55% en provenance de Chine continentale, soit près de 12 millions de touristes chinois (une augmentation de 14,5% par rapport à 2005). Qui plus est, les arrivées mensuelles de touristes en provenance de Chine et de Hong Kong ont battu de nouveaux records en 2006 attirés par l’ouverture de nouveaux casinos comme le Wynn Macau en septembre 2006. D’après les derniers chiffres disponibles excluant les dépenses dans les casinos, ces visiteurs, lors de leur séjour à Macao, dépensent en moyenne 375 USD pour un touriste de Chine continentale contre seulement 118 USD pour un touriste hongkongais et 147 USD pour un touriste de Taiwan. L'offre touristique est elle-même très focalisée sur les jeux de hasard. Macao profite en effet de la prohibition des jeux à Hong Kong et en Chine continentale. Après 40 ans d'exploitation monopolistique par la Socieda de Turismo e Diverses de Macau (STDM), dirigée par M. Stanley Ho, le secteur des jeux a été ouvert à la concurrence en 2002. Le secteur secondaire représente 13% du PIB, mais emploie encore plus de 20% de la population active. La délocalisation de l'industrie à Zhuhai et au delà, dans l'ouest du delta de la Rivière des Perles, plus tardive qu'à Hong Kong se poursuit. Macao est néanmoins resté un centre important de production textile (essentiellement habillement), en partie grâce au système des quotas. Les autres activités manufacturières: chaussures, jouets, appareils électriques et électroniques, sont marginales et/ou en déclin. Par ailleurs, l'accord commercial bilatéral entre la Chine et Macao, le CEPA, joint aux facilités offertes par la zone industrielle transfrontalière, pourraient contribuer à stimuler l'investissement industriel. L’économie de Macao bénéficie de la mise en oeuvre d'importants investissements privés dans les domaines du tourisme et du jeu. Ainsi, en 2006, le célèbre front de mer a accueilli de nouveaux casinos dont le plus attendu, le Wynn Macau, un investissement de 1,2 Mds USD pour l’américain Wynn Resorts, se présente désormais comme la référence. Le MGM Mirage (975 M USD) devrait être inauguré au premier semestre 2007 et alimenter la manne touristique, avide de nouveaux concepts. Les tycoons de Las Vegas, Sheldon Adelson, Steve Wynn et Kirk Kerkorian ont à euxseuls engagés plus de 20 Mds USD d’investissement pour des projets de casinos et complexes hôteliers. Ces nouveaux projets épaulent la stratégie des autorités locales dont la vision est de créer le « Las Vegas d’Asie » en attirant un public plus large, ne se limitant pas aux excursionnistes à la journée ou aux joueurs. Un second volet de cette stratégie vise à faire de Macao un centre international de conventions et de salons. Une manne immobilière entraine le secteur de la constructionLa croissance économique des dernières années a été portée par l’investissement, avec un taux de FBCF en hausse de 26,7% au second trimestre 2006, soit 21,4% du PIB pour la même période. Depuis trois ans, l’essor spectaculaire des investissements privés dans le secteur de la construction est manifeste : en 2005, 2,1 millions de m2 supplémentaires en surface construite ont vu le jour, par rapport aux 480 000 m2 en 2004. Du côté de l’immobilier résidentiel, plus de 20 500 actes notariés ont été signés en 2005, +32% par rapport à 2004. Selon les derniers chiffres disponibles, les transactions immobilières étaient également en hausse en termes de volume et de montant, soit +7,5% et + 15,5% respectivement en 2005. Pareillement, la demande immobilière de la part des particuliers est en hausse comme l’indique le nombre de crédits immobiliers consentis à des particuliers en hausse de 17% en 2005. Le Chef de l’exécutif de Macao, Edmund Ho, a réitéré, lors de son discours de politique générale, en novembre 2006, la volonté de son gouvernement de donner la priorité au développement des infrastructures (transports urbains, approvisionnement en eau potable, en énergie et traitement des déchets). A cet effet, 7,3 Mds de Patacas (912 M USD) seront directement allouées à plusieurs grands projets de travaux publics. Des taxis supplémentaires seront également mis circulation. Par ailleurs, les financements du projet de pont de 29 kms reliant Macao, Zhuhai et Hong Kong demeurent toujours à l’étude. Une balance commerciale déficitaireLa balance commerciale est structurellement déficitaire. Macao a vu son déficit commercial se creuser progressivement ces dernières années, avec un solde déficitaire de 1 476 millions USD en 2005 et de 1 386 millions USD pour les trois premiers trimestres 2006. Les échanges extérieurs de marchandises (exportations + importations) représentent environ 54% du PIB, ratio relativement faible au regard de celui de Hong Kong (près de 3 fois le PIB), mais qui doit tenir compte de la faiblesse relative du transit de marchandises. Sur les dix premiers mois en 2006, les exportations ont augmenté de 12,4% par rapport à la même période l’année précédente. Les exportations locales représentent plus des trois quarts des exportations totales (le ratio équivalent à Hong Kong est d'à peine 7%) et les réexportations ont une part minoritaire dans les exportations de Macao. En 2006, la croissance des importations (+9%) reste soutenue élevée mais en baisse par rapport à 2004 (+26%), en lien avec la décélération de la croissance. Les Etats-Unis et l'Union Européenne sont les deux principaux clients de Macao, accueillant respectivement 45,6% et 19,2% des exportations totales, la Chine continentale et le Japon ses principaux fournisseurs. Une solidité budgétaire et monétaireLa stabilité de l’économie de Macao est renforcée par un excédent budgétaire de 641 millions USD et d’importantes réserves de change (8,7 Mds USD en octobre 2006) proportionnellement à la taille de son économie. Les taxes sur les jeux ont contribué à 73% des recettes courantes du Gouvernement en 2005 et ont augmenté de 22% en 2006. Les autorités macanaises peuvent désormais s’enorgueillir d’avoir dépassé Las Vegas en termes de recettes provenant de l’industrie du jeu dont le montant s’élève à 6,95 Mds USD. Comme à Hong Kong, le système financier repose sur l'ancrage de la monnaie locale, la pataca, au dollar de Hong Kong, grâce à un système de caisse d'émission qui gage la base monétaire sur les réserves de change et la création monétaire sur la variation de ces réserves. Dans le cas de Macao, ce système s'est avéré solide, les réserves de changes sont abondantes et couvrent plus de 7 fois la base monétaire. L'économie est par ailleurs largement dollarisée puisqu'à peine plus d'un quart des dépôts est libellé en patacas. Le système financier est sous la supervision de l'Autorité monétaire de Macao (quasi-banque centrale sous la tutelle du gouvernement). Le secteur bancaire à Macao comprend 26 établissements dont seulement deux à capitaux macanais. Ce secteur a affiché de bonnes performances en 2005: les dépôts réalisés auprès du secteur bancaire ont augmenté de 29,4%, les prêts consentis par le système bancaire ont progressé de 24%, renouant ainsi avec la croissance. Le taux de créances douteuses s’est fortement réduit, passant de 11,6% en 2003 à 1,8 en 2005. Il reste toutefois supérieur au taux de créances douteuses enregistré par les banques hongkongaises qui s’élève à 0,84%. Enfin, au même titre que Hong Kong, Macao expérimente depuis novembre 2004 la convertibilité partielle du RMB permettant aux banques du territoire de proposer aux particuliers des services bancaires en RMB.
Source: Ubifrance / Missions économiques
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