La situation économique et financière de Hong Kong

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Hong Kong - Généralités et informations pays : Hong Kong
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La situation économique et financière de Hong Kong
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Après les incertitudes économiques coïncidant avec la rétrocession du Territoire à la Chine et à la crise asiatique de 1997-1998, l’économie hongkongaise avait amorcé un certain rebond en 2002, hélas interrompu par l’épidémie de pneumonie atypique. Les effets du SRAS ont cependant été limités, même s'ils ont entraîné une récession technique, au cours du premier semestre 2003. Le retournement de la conjoncture a pris une telle ampleur que la croissance a été supérieure à 8% en 2004, a atteint 7,3% en 2005 et s’est confirmée au cours du premier trimestre 2006, et dans une moindre mesure au second. Malgré un environnement international incertain, dû principalement à la hausse des taux d’intérêt et du prix du pétrole, la croissance devrait rester soutenue en 2006, entre 4% et 5% selon les prévisions officielles, s’accompagnant d’une inflation très modérée.

A la recherche d'un second souffle après un développement spectaculaire

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le PIB a été multiplié par 150 en termes nominaux et par 11 en termes réels. En 2005, le PIB a atteint 177 Mds USD et le PIB par habitant s'élève à plus de 25 500 USD, niveau qui place Hong Kong dans le club des économies les plus riches de la planète et au deuxième rang en Asie, après le Japon. Le développement économique du Territoire s'est fait en deux temps :

- Jusqu'au milieu des années 1970, il reposait sur une industrie de transformation, bénéficiant des avantages comparatifs du territoire : un port actif, une économie ouverte et peu taxée, une main-d'oeuvre bon marché, des capitaux abondants, une classe d'entrepreneurs dynamiques. Le Territoire a opéré une spécialisation dans les secteurs du textile, du jouet, de l'horlogerie, du matériel optique et de l'électronique grand public, et parfois sur des créneaux très étroits qui ont fait sa réputation (fleurs en plastique, perruques et costumes sur mesure, jouets...).


- Depuis le début de l'ouverture de l'économie chinoise, en 1978, le développement de Hong Kong s'est axé sur son rôle de plate-forme de services et de capitaux entre la Chine continentale et le reste du monde. Le renchérissement du coût de la main-d'oeuvre, corollaire du décollage économique, a entraîné une délocalisation progressive de l'industrie manufacturière vers la Chine, ce qui lui adonné un formidable effet de levier: plus de 700 000 emplois industriels ont été détruits, mais les entrepreneurs hongkongais font travailler directement ou indirectement 12 millions de personnes à l'étranger. Au secteur secondaire s'est substituée une puissante industrie de services dont une grande partie est exportée : Hong Kong s'est affirmé comme le principal centre de transit de marchandises d'Asie, un centre logistique majeur et une place financière de premier plan. De fait, Hong Kong est devenue une des économies les plus extraverties du monde : les échanges de biens ont atteint 587 Mds USD en 2005 (3,2 fois le PIB), ce qui fait de Hong Kong la dixième puissance commerciale du monde et la troisième en Asie, derrière la Chine et le Japon.

Depuis 1997, des chocs externes de grande ampleur sont venus perturber ces tendances de fond. Déclenchées par la crise asiatique de 1997/98, l'éclatement de la bulle immobilière et les attaques spéculatives ont contraint les autorités à intervenir, au prix d'un fort ajustement de l'économie réelle. Autre changement notable, après la poussée inflationniste des années 90, Hong Kong a connu une chute des prix pendant plus de cinq ans (recul cumulé de l'indice des prix à la consommation de plus de 16%) et dont on entrevoit la fin aujourd'hui avec, au contraire, une accélération de la hausse des prix affichant +1,1% sur l’année 2005. La page déflationniste semble définitivement tournée et les analystes prévoient une période inflationniste modérée entre 1,4% et 1,8% pour 2006.



 
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