Les perspectives du secteur des services en Chine |
|
| Chine - Services et distribution : Chine | |||||||
Page 1 sur 5 L’émergence économique de la Chine a coïncidé principalement avec le développement d’un secteur manufacturier compétitif et tourné à l’exportation. Le secteur des services, lui, est resté en retrait, encombré par des monopoles publics et des réglementations contraignantes. Cette situation est en train de changer, à la faveur d’un changement d’attitude des autorités chinoises et de la libéralisation du secteur tertiaire, dans le cadre notamment des accords d’entrée à l’OMC. Plus généralement, le déficit d’offre et la forte croissance de la demande permettent d’entrevoir des perspectives de croissance à deux chiffres dans la plupart des activités de services pour la décennie à venir. Il s’agit bien souvent de domaines dans lesquels les entreprises étrangères ont une carte à jouer. 1. Le secteur des services reste étonnamment sous-développé en ChineLes activités de services occupent un espace étonnamment réduit au sein de l’économie chinoise. La part du secteur tertiaire1 dans le PIB (à prix courants) est restée comprise entre 30 et 34% au cours de ces 15 dernières années, accusant même un certain déclin depuis 2001. En effet, suite aux dégâts causés en 2003 par l’épidémie du SRAS, principalement sur certains services (voyages, hôtellerie et restauration) et, surtout, suite à l’accélération de l’industrie et de la construction consécutive à une augmentation de l’investissement physique, la part du secteur tertiaire a diminué de 34 à 32% du PIB entre 2001 et 2004. La croissance du secteur tertiaire reste certes très élevée (voir graphique n°1), de l’ordre de 8,2% par an en moyenne sur la période 1995-2004, mais constamment inférieure à celle du secteur secondaire, qui apparaît clairement comme le grand bénéficiaire de la politique d’ouverture et de réformes. Ainsi, de 1981 à 2003, le recul relatif du secteur primaire (de 36 à 13% du PIB à prix constants) a de fait été principalement absorbé par l’industrie et la construction (de 39 à 59%) et, dans une bien moindre mesure, par le tertiaire (de 25 à 28%, à prix constants). Il faut toutefois reconnaître qu’en Chine, l’économie des services reste sousestimée pour de nombreuses raisons :
Sur cette base, de l’avis de plusieurs économistes, une estimation plus juste du secteur tertiaire serait non pas de 32% du PIB mais plutôt de l’ordre de 37 à 42% du PIB. Cela reste tout de même indiscutablement faible par rapport aux standards internationaux, puisque dans les pays du niveau de développement comparables, c’est-à-dire disposant d’un revenu par habitant d’environ 5 000 USD à PPA, ce ratio est d’un peu plus de 50% en moyenne. De même en terme d’emploi, le secteur des services n’occupe officiellement que 29% de la population active en Chine contre 45% dans les pays comparables. Parmi les principaux pays émergents, l’Inde (56%), le Mexique (70%), le Brésil (73%) ou encore la Russie (60%) disposent d’un secteur tertiaire proportionnellement beaucoup plus développé (voir graphique n°2). |
|||||||

