Bilan économique 2004 de la province du Guangdong

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Bilan économique 2004 de la province du Guangdong
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Le Guangdong, encore trop souvent négligé par les entreprises françaises, a continué l’année dernière sur la lancée de ses performances économiques exceptionnelles enregistrées depuis dix ans. Les mesures de contrôle macroéconomique mises en place par le gouvernement central n’auront eu qu’un impact marginal sur des statistiques qui donnent le vertige : une croissance du PIB de 14,2% (soit 4,7 points de plus que la moyenne nationale) pour une valeur de 193 MdUSD, plaçant la province au même rang que des pays tels que l’Indonésie ou la Pologne. Tous les indicateurs affichent des performances qui se situent largement aux premiers rangs nationaux, en termes de commerce extérieur (350 MdUSD), d’accueil des Investissements Directs Etrangers (10,1 MdUSD) et de niveau de consommation (77 MdUSD de ventes au détail). Les autorités provinciales tablent en 2005 sur une croissance plus modérée et elles mettront l’accent sur les grands projets d’infrastructures en vue de positionner le Guangdong comme zone pivot de pénétration des marchés asiatiques.

 

Des performances macroéconomiques encore exceptionnelles en 2004

Des performances macroéconomiques encore exceptionnelles en 2004, qui auraient pourtant pu être fragilisées par la crise de la grippe aviaire, par les rumeurs souvent infondées et inutilement dramatisées de coupures d’électricité, par le manque de main d’oeuvre et les nombreuses mesures anti-dumping prises par les pays partenaires commerciaux de la Chine : le choc a été amorti par le rouleau compresseur que sont le tissu industriel du Delta de la rivière des Perles et la force consumériste de la province. Dans ce contexte euphorique où le gouvernement provincial a tenté - de manière quelque peu hypocrite - de montrer une certaine discipline suite aux décisions pékinoises de mai 2004 de contrôler la croissance, le PIB du Guangdong a progressé de 14,2% (croissance très supérieure à la moyenne nationale de 9,5%), atteignant désormais 1 600 MdRMB, soit environ 193 MdUSD. Oubliée la crise du SARS de 2003, la province a affiché l’année dernière une hausse de 4,2% de son secteur primaire, de 18,4% de son secteur secondaire (aux trois quarts privés, soit le tissu économique le plus capitaliste de Chine) et de 10,4% de son secteur tertiaire qui demeure la grande ambition du Guangdong mais aussi sa grande frustration (les autorités ne parviennent pas à attirer autant de grands noms que prévu). En 2004, les mesures de contrôle macroéconomique mises en place par le gouvernement central, ont certes permis de réduire la croissance de l’investissement fixe à 19,9% (contre 26,5% en 2003) mais la tendance reste encore impressionnante.


Les importations et exportations du Guangdong ont atteint un record historique, vertigineux, de 350 MdUSD (en hausse de 26% par rapport à 2003), soit environ un tiers du total national

Avec, en toile de fond, l’impact de l’entrée de la Chine à l’OMC, la dépréciation du dollar et l’augmentation de la consommation intérieure, les importations et exportations du Guangdong ont atteint un record historique, vertigineux, de 350 MdUSD (en hausse de 26% par rapport à 2003) soit environ un tiers du total national. La province « atelier du monde » a enregistré le premier chiffre national d’exportations avec de 190 MdUSD de ventes à l’étranger (+25,3%/2003), soit autant que la totalité des pays de l’ASEAN ce qui la situerait, en intégrant les performances de Hong Kong, dans les dix premières puissances exportatrices mondiales. Sans surprise, ce sont les postes « produits électroniques et mécaniques » et « hautes technologies » qui enregistrent les plus belles performances. Essentiellement destinées au marché américain et au marché européen, les exportations du Guangdong mettent en relief la fragilité externe du tissu industriel, encore trop dépendant de la conjoncture américaine, ce qui explique la volonté des autorités provinciales de diversifier les marchés à l’exportation (Afrique, Moyen- Orient et Amérique du Sud). La part des réexportations via Hong Kong, qui fausse les statistiques de commerce extérieur de Hong Kong, est vouée, à horizon 2010, à se contracter fortement avec la montée en puissance de l’appareil logistique d’envergure du Delta de la rivière des Perles (pour la seule année 2004, extension des ports de Shenzhen, lancement du port en eaux profondes de Nansha à Canton, inauguration du nouvel aéroport de Canton).



 
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