La plasturgie en Chine

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Chine - Energie, chimie, mécanique : Chine
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La plasturgie en Chine
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Depuis plus de 10 ans, la filière plastique chinoise connaît un fort développement. Il est catalysé par l’essor ininterrompu de certaines industries comme le BTP et les emballages mais également, depuis le milieu des années 90, de l’automobile et de l’électronique. La Chine est devenue le 2ème producteur mondial de matières plastiques, mais aussi le 1er consommateur. Des importations massives de résines synthétiques et de certains plastiques techniques satisfont la demande.

Une industrie des plastiques en forte croissance mais dépendante des importations de matières premières et plastiques transformés

Au cours des 20 dernières années, la croissance de ce secteur a été 3 fois supérieure à celle du PIB, dopée notamment par la reconstitution de filières plastiques entières sur le sol chinois. Depuis 2 ans, le rythme de progression de l’industrie s’est « assagi » : plus en ligne avec les performances globales de l’économie chinoise, il serait de l’ordre de 10% par an. Sur la foi des statistiques officielles chinoises, l’industrie chinoise des plastiques (acteurs privés et publics affichant un CA annuel supérieur à 5 MRMB) aurait produit 21,99 Mt de produits plastiques en 2005, en progression de 12,92% par rapport à 2004. Elle représente, en valeur, 10,54% de la production totale de l’industrie légère, et se classe ainsi parmi les industries clés de l’économie chinoise. Les estimations réalisées par l’Association des industries du plastique de Chine évaluent la production réelle à plus de 32 Mt, ce qui hisserait la Chine au 2nd rang mondial, derrière les Etats-Unis (environ 40 Mt en 2004). Les secteurs des emballages et du conditionnement (5,5 Mt) ainsi que celui des matériaux de construction (4 Mt) occupent une place dominante. Le secteur des pièces automobiles enregistre, quant à lui, de fortes progressions : 219 300 t produites en 2004, et 504 430 t prévues en 2009.


La montée en puissance des marchés du bâtiment et de l’automobile a justifié l’établissement au début des années 90 de nombreuses sociétés étrangères dans le secteur des plastiques. Au départ, leurs opérations se limitaient à la transformation et au conditionnement de produits semi-finis en provenance d’autres pays. Au milieu de la décennie 90, le développement a gagné les industries électroniques. De très nombreux clients de grands groupes de la chimie des plastiques situés en Asie ont en effet choisi de relocaliser une partie substantielle de leurs activités industrielles en Chine. Ce mouvement s’est accéléré avec l’arrivée massive d’investissements taïwanais dans le domaine de l’électronique grand public en OEM (périphériques informatiques, mobiles), puis de composants à plus forte valeur ajoutée (écrans plats, circuits intégrés…). Ce coup d’accélérateur s’est également confirmé dans le secteur des composants automobiles marqué par une élévation continue du taux local d’intégration. Limité au départ à quelques constructeurs et à leurs fournisseurs de premier rang, le phénomène s’est amplifié en 2004 avec les investissements réalisés par les constructeurs japonais et coréens (Hyundai, Nissan, Honda…). En 2006, la demande sera tirée par de nouveaux investissements (Ford, Shanghai Automobile, Toyota…) et l’augmentation du contenu plastique des véhicules : dans les pays occidentaux, le plastique incorporé dans un véhicule s’élève en moyenne à 120 kg (20% de la masse du véhicule) contre seulement 80 kg à l’heure actuelle en Chine (10% de la masse totale du véhicule).

Les plastiques techniques :

L’Asie concentre environ 35% de la demande mondiale de plastiques techniques (produits électroniques et informatiques, appareils électroménagers...), dont 8 à 10% en Chine. La production chinoise ne satisfait que 29% de sa consommation (4,386 Mt, en progression de 11,9%) : elle est le 1er importateur mondial depuis 2003. Ce secteur accuse une très vive concurrence, la Chine réunissant sur son sol la plupart des acteurs internationaux impliqués dans la formulation de plastiques techniques. Il subit un léger ralentissement en 2006.

Les additifs : selon une étude menée par BRG Townsend, la demande exercée sur le marché des additifs plastiques en Chine devrait croître à un rythme annuel moyen de 7%. Cette croissance rapide s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs :

le développement soutenu de l’industrie BTP depuis une décennie ;

la plupart des additifs plastiques utilisés en Chine entrent dans la production de produits PVC. Mais la demande en polyamide, polycarbonate, et polystyrène a fortement progressé, stimulant ainsi la hausse de la demande en additifs ;

la majeure partie des additifs plastiques produits en Chine est consommée localement. La multiplication des investissements de multinationales comme Akzo Nobel, Albermarle, Atofina ou encore RohmandHaas dynamise encore un peu plus le secteur.

La montée en gamme de l’industrie est indéniable mais des goulets d’étranglement existent (insuffisance des MP et faible niveau technologique des équipements). Par ailleurs, des contraintes plus fortes s’exercent sur l’industrie (élévation du prix des intrants, concurrence, resserrement du crédit, contraintes environnementales,…) et contribuent à en ralentir la progression.

En effet, la production chinoise de matières premières plastiques et de résines ne satisfait que 50% de la consommation. Bien que s’étant dotée de nouvelles capacités en amont, la Chine importe chaque année plus de 10 Mt de matières premières et environ 4 Mt de plastiques recyclés.

Les capacités de production d’éthylène en 2005 étaient de 7,7 Mt, en croissance de 20,6%. Mais la demande dans le même temps s’est élevée à 18,8 Mt (contre 17,7 Mt en 2004). De fait, le ratio de couverture de la demande par l’offre était seulement de 41% en 2005. Dans le cadre du 11ème Plan quinquennal (2006-2010), il est prévu que les capacités doublent, à 14,5 Mt, pour une consommation de 27 Mt. Le ratio de couverture en 2010 remonterait alors à 53%. De nouveaux complexes pétrochimiques intégrés sont en cours de construction. Leur mise en route interviendra en 2010.



 
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