Les échanges commerciaux entre la France et la Chine sur les 6 premiers mois 2007 |
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| Chine - Economie et présence française : Chine | ||||
Page 1 sur 2 Sur les six premiers mois 2007, nos exportations vers la Chine continentale ralentissent à +11 % en glissement annuel, après une année 2006, il est vrai, exceptionnelle (+39 %). La croissance des importations est en revanche stable (+15 %). Notre déficit se creuse de plus d’1,2 Md EUR sur la période, à -8,8 Mds EUR, notre premier déficit bilatéral. Les principaux facteurs explicatifs de la détérioration de notre commerce bilatéral sont une diminution de nos ventes de pièces détachées automobiles, ainsi que la croissance de nos importations de machines électroniques de bureau, de produits textiles et de jouets. Notre excédent commercial avec Hongkong (838 MEUR) atténue le déficit consolidé de la France vis-à-vis des deux territoires douaniers chinois (–7,9 Mds EUR), qui représente néanmoins le deuxième déficit bilatéral français (derrière celui enregistré avec l’Allemagne).
1. Les échanges bilatéraux ralentissent mais notre déficit continue de se creuserAu cours des six premiers mois 2007, les échanges commerciaux entre la France et la Chine continentale ont atteint 17 Mds EUR, en progression de + 13,9 % en glissement annuel (contre + 19,2 % pour la même période 2006), rythme douze fois plus rapide à celui du commerce extérieur français dans son ensemble (+1,2 %). De nouveau, nos exportations progressent moins vite que nos importations (respectivement + 10,9 % contre + 14,9 %), alors que cette situation s’était inversée en 2006 pour la première fois depuis 4 ans. Notre taux de couverture se détériore en conséquence, de 34 à 32 %. Le déficit bilatéral se creuse de -7,5 à -8,8 Mds EUR. Notre commerce avec Hongkong, comptabilisé de manière indépendante et traditionnellement excédentaire, ne relativise que partiellement ces évolutions. Après avoir bénéficié d’un rebond marqué en 2005 (+27 %), le repli de nos exportations à Hongkong enregistré en 2006 (-1 %) s’est fortement accentué sur les six premier mois 2007 (– 24 %). Malgré une contraction encore plus forte de nos importations (-35 %), notre excédent diminue de 21 % à 838 MEUR. En consolidant les deux territoires douaniers dont est constituée la Chine (voir tableau en annexe), nos exportations sur les six premiers mois 2007 stagnent (+1,4 %), tandis que nos importations progressent toujours à un rythme soutenu (+14 %). Notre taux de couverture s’établit à 39 % et notre déficit à -7,9 Mds EUR, soit notre 2e déficit bilatéral – derrière celui qu’entraînent nos échanges avec l’Allemagne ; néanmoins, notre déficit bilatéral avec la Chine continentale reste plus important (–8,8 Mds EUR). 2. Nos exportations décélèrent ; notre part de marché reculeSur le seul marché de la Chine continentale, les exportations françaises affichent une progression en glissement annuel de + 11 % sur les 6 premiers mois, ce qui marque un coup de frein important par rapport au rythme de croissance de l’année 2006 (+40 %). En conséquence, notre part de marché repart à la baisse (1,28 % fin juin contre 1,43 % en 2006), réduisant notre avance sur nos deux principaux concurrents européens : l’Italie (à 1,11 %) et le Royaume-Uni (à 0,81 %). La première contribution (35%) à la croissance de nos exportations provient de la vente de matériel ferroviaire roulant (141 MEUR, +410 %), tandis que nos ventes dans le secteur aéronautique se replient légèrement à 1 137 MEUR (-1 %). Au total, nos ventes de biens d’équipement de transport progressent de 11 % et représentent 32 % de nos exportations totales. La fin de l’obligation de recourir à un intermédiaire local pour le commerce des spiritueux a permis un décollage de nos ventes dans ce secteur (113 MEUR, +279 %), qui a contribué, à lui seul, à un cinquième de la croissance de nos exportations totales sur le premier semestre. Les produits pharmaceutiques, cosmétiques et d’entretien accélèrent (+ 11 % à 165 MEUR) en ligne avec la forte croissance du marché. On observe une reprise des exportations de composants électriques ou électroniques (+ 16 %), des exportations d’équipements mécaniques qui après leur tassement en 2006 repartent à la hausse (+ 7 % à 486 MEUR) et d’équipements électriques-électroniques (+ 42 % contre - 1 % en 2006, à 298 MEUR), qui s’explique par la reprise de la demande chinoise. |
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