La présence économique française en Chine du sud

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Chine - Economie et présence française : Chine
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La présence économique française en Chine du sud
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Présentation générale des I.D.E en Chine du Sud.

La province du Guangdong et en particulier le Delta de la rivière des Perles (Canton / Shenzhen) attirent le tiers des I.D.E à destination de la Chine.

En 2005, la province du Guangdong a pu à nouveau se prévaloir d’être la première province réceptrice d’investissements directs étrangers en Chine devant les provinces du Jiangsu et du Shandong. Le montant d IDE a atteint un record historique de 12,71 milliards USD, soit une croissance annuelle de +26,6% par rapport à 2004 alors que la moyenne nationale est en légère baisse sur la même période. Les IDE à destination du Guangdong représentent en 2005 1/5ème des 60,3 MdUSD d’IDE reçus par la Chine en 2005.

Le Delta de la rivière des Perles est depuis plusieurs années la terre d’accueil privilégiée des IDE vers la Chine. Au 31 décembre 2004, le stock cumulé d'IDE effectivement réalisés depuis 1979 atteignait, selon les statistiques provinciales, 111 MdUSD. Si la majorité des IDE réalisés est d’origine asiatique, essentiellement en provenance du monde chinois (Taiwan et chinois d’Outre-Mer) via Hong Kong, les zones Union Européenne et Amérique du Nord contribuent ensemble à hauteur de 10% à ces flux.

 La volonté des autorités provinciales d’orienter l’économie vers une production à forte valeur ajoutée n’est pas encore tout à fait perçue par les investisseurs étrangers : en 2005, la grande majorité des IDE reste encore concentrée dans l’industrie manufacturière même si l’on constate une progression marginale des secteurs télécoms, énergie et services. Par ailleurs, il faut constater que sous l’effet de l’ouverture économique de la région, notamment grâce à l’entrée de la Chine dans l’OMC, les implantations à 100% de capitaux étrangers représentent désormais plus de la moitié du nombre de projets engageant des IDE en 2003 (67%). On observe une baisse symétrique des nouveaux projets de sociétés mixtes réalisés sur la même période. Enfin, si elle reste marginale, la part des IDE financiers réalisés à travers des prises de participations de sociétés cotées en bourse (Shenzhen Stock Exchange) a fortement progressé sur l’année écoulée et représente désormais presque 5% du flux total d’IDE.


Présence économique française en Chine du Sud.

Une présence française qui s'étoffe : une meilleure prise en compte des enjeux d'une implantation dans le triangle économique du Delta de la rivière des Perles

L’enquête menée par la Mission Economique en Chine fait ressortir une multiplication par 4 du nombre des investissements français (filiales et coentreprises) en Chine depuis 1994 : en Chine continentale, on dénombre désormais plus de 650 entreprises françaises différentes présentes à travers près de 1 400 implantations dans lesquelles elles emploient plus de 160 000 personnes ; leur chiffre d'affaires cumulé dépasse les 15 milliards de dollars ; les principales régions d'implantation des entreprises françaises sont celles de Shanghai, Pékin et Canton. Si la grande majorité des bureaux de représentation reste basée à Pékin et à Shanghai, les implantations industrielles françaises sont en revanche concentrées dans la région de Shanghai et dans la province du Guangdong. Ce dernier recensement confirme que le Guangdong (et la Chine du Sud) demeurent le troisième pôle d’activités des sociétés françaises en Chine, après les régions de Shanghai et de Pékin, le Guangdong accueillant un peu moins de 20% de nos investissements industriels et commerciaux dans ce pays. On recensait, au 1er janvier 2006, 218 implantations contre 80 en 1997 dans le Guangdong, dont une centaine à capitaux mixtes ou 100 % français, essentiellement filiales de grands groupes.

Selon le bureau des statistiques de la province, l’I.D.E français réellement réalisé dans le Guangdong de 1979 à fin 2004 a atteint 511 MUSD, soit 0,34 % du stock d’I.D.E de la province, contre 0,5% pour l’Allemagne (743 MUSD), 0,8% pour les Pays-Bas (chiffre justifié par le projet de complexe pétrochimique de SHELL à Huizhou) et 0,9% pour le Royaume-Uni (1,22 MdUSD), ce qui place la France au quatrième rang des investisseurs européens dans la province. Trois quarts des IDE proviennent encore de Hong Kong, Taiwan, Macao mais aussi, dans une moindre mesure, de la Corée du Sud, de Thaïlande, du Japon, de Singapour et des Caraïbes/ Pacifique (pour le compte de firmes taiwanaises ou pour des raisons fiscales). Quant aux firmes américaines, elles détenaient en 2003, 3,6% du stock d'I.D.E (5,4 MdUSD), les canadiennes 0,44% (soit 625 MUSD) et australiennes 0,32% (soit 450 MUSD).



 
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