La sidérurgie chinoise

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Chine - BTP, envirt, transports : Chine
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La sidérurgie chinoise
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Premier consommateur et producteur d'acier au monde

En pleine industrialisation et urbanisation, la Chine est en train de bouleverser le paysage sidérurgique mondial. Premier producteur mondial d'acier depuis 1996, le pays a connu un rythme de croissance de sa production d'acier supérieur à 20% lors des 4 dernières années et contribue désormais à 26% de la production sidérurgique mondiale. La Chine a produit 51 Mt de plus en 2004 qu'en 2003, soit plus que la production allemande et deux fois et demie la production française.

 La croissance de la sidérurgie chinoise devrait cependant ralentir lors des prochaines années, à des rythmes d'environ 10 à 15%, sous le contrôle plus strict des autorités chinoises. Si la production a augmenté de 23% en 2004, la consommation apparente a déjà ralenti pour s'établir à un rythme de 12% (contre plus de 20% en 2003).

En terme d'échange, la Chine est restée importatrice nette d'acier fini en 2004, même si la tendance est à une baisse des importations (-20% en 2004, mais toujours les premières mondiales devant les Etats-Unis) et une hausse des exportations (+100% en 2004), supérieures aux importations les 4 derniers mois de 2004.

Plus globalement, la Chine n'en est encore qu'au début de son développement sidérurgique, comme l'atteste sa consommation d'acier par habitant encore très éloignée des standards des pays développés, et pourrait contribuer au tiers de la production mondiale d'acier dès 2010.


Nécessaire restructuration de la sidérurgie chinoise

La sidérurgie chinoise, forte d'environ 1000 aciéries, reste très fragmentée, avec seulement 35% de l'acier chinois produit par les 10 premiers producteurs. Si les sites sont dispersés sur tout le territoire, quasiment 20% de la production est réalisée dans la seule province du Hebei.

Cotée à la bourse de Hong Kong par l'intermédiaire de sa filiale BAOSHAN, BAOSTEEL est le leader incontesté du marché chinois, malgré seulement 8% de la production nationale. Il se classait par ailleurs 6ème mondial en 2003, avec 20 Mt, derrière ARCELOR, LNM (devenue MITTAL STEEL en 2004 et 1er producteur mondial dorénavant), NIPPON STEEL, JFE et POSCO qui avaient respectivement produit 42,8 Mt, 41,4 Mt, 31,8 Mt, 30 Mt et 29,7 Mt d'acier. BAOSTEEL ambitionne d'atteindre les 30 voir 40 Mt d'ici 2010 et devenir ainsi le No3 mondial.

Dans le sillage de BAOSTEEL, la compétition est rude entre une dizaine de sidérurgistes, qui cherchent d'une part à augmenter leur production pour atteindre une taille critique et d'autre part à rénover leur appareil de production et privilégier la production d'acier à forte valeur ajoutée.

L'objectif est de se positionner le mieux possible avant la vague de fusions et acquisitions sans précédent que devrait connaître la sidérurgie chinoise dans les années à venir. WUHAN STEEL a ainsi récemment pris le contrôle de la société ECHENG, les deux étant situées dans la province du Hubei.

Des centaines de petites aciéries de faible capacité (inférieure à 1 Mt) et sans moyens financiers pour se moderniser sont en revanche condamnées à terme à disparaître ou être rachetées.

Outre des financements par l'intermédiaire de levées de capitaux en bourse, rares ces derniers temps, ou de prêts, les autorités chinoises cherchent à encourager les investissements étrangers pour rénover l'appareil de production. Si ces investissements s'étaient jusqu'à présent réalisés sous la forme de joint venture, notamment 786 M USD investis par NIPPON STEEL, ARCELOR et BAOSHAN pour produire 1,7 Mt d'aciers plats à Shanghai, le No1 mondial MITTAL STEEL devrait être la première société étrangère à prendre une participation dans un sidérurgiste chinois, en l'occurrence HUALING TUBE&WIRE.



 
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