Transformation et consommation des produits laitiers en Chine |
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| Chine - Agri-agro, emballage : Chine | ||||
Page 1 sur 2 Les produits laitiers ne font pas partie du régime alimentaire traditionnel en Chine mais leur consommation augmente rapidement depuis plusieurs années. Elle s’est élevée en moyenne à 17,4 kg/hab/an en 2004 mais ce chiffre cache de profondes disparités. En effet, avec 22,2 kg/hab/an, la consommation des zones urbaines rattrape la moyenne asiatique, les grandes villes comme Pékin, Shanghai ou Canton enregistrant même des consommations supérieures à 40 kg/hab/an alors que la consommation moyenne en zone rurale reste faible avec 2 kg/hab/an. Ces produits prennent une place de plus en plus importante dans les dépenses alimentaires chinoises avec 3,1% en 2004 contre 2,6% en 1999. L’industrie chinoise de transformation laitière, quasi-inexistante il y a quelques années, connaît un développement soutenu. Son chiffre d’affaires s’est élevé à 64 milliards de RMB en 2004, soit une augmentation de près de 29% par rapport à 2003. L’augmentation de la concurrence n’aboutit cependant pas à une baisse des prix, les laitiers s’orientant plutôt vers des productions à plus fortes valeurs ajoutées pour répondre à la demande en produits de qualité de la population aux revenus les plus élevés. TransformationUne industrie très fragmentée d’où émergent des groupes régionaux La transformation laitière chinoise se limitait, il y a quelques années, à la production de lait en poudre pour pallier les difficultés de transport et de conservation. Elle se diversifie actuellement vers des produits frais et élaborés. Désormais, les produits laitiers liquides (à savoir laits liquides et yaourts) représentent 85% de la production de produits laitiers transformés en Chine. Cette catégorie est dominée par le lait UHT qui progresse beaucoup plus vite que le lait pasteurisé ou les yaourts. Ce dernier segment, qui propose de plus en plus de variétés au consommateur, connaît une croissance continue. La production de fromage a connu une croissance spectaculaire en 2004 (+ 568% !) en raison notamment du lancement de ce type de production par les plus gros groupes de transformation laitière (Shanghai Bright et Beijing Sanyuan) afin de répondre là aussi à des besoins de diversification des produits et du développement des chaines de restauration rapide occidentales (Mac Donald’s, Pizza Hut…). Cependant, cette production reste limitée (8 000 tonnes). Le groupe français Bongrain, qui a su adapter ses produits aux goûts chinois, reste le premier producteur de fromage en Chine. 1. une production atomisée et très régionaliséeD’après les statistiques officielles, il existe 636 entreprises réalisant la transformation laitière en 2004. Le nombre d’entreprises d’Etat et collectives est en diminution face aux sociétés privées. Globalement, on estime qu’il existe en Chine environ 1 600 entreprises dont 90 à 95% sont des petites entités au capital et au niveau technologique très bas, présentant une capacité inférieure à 100 tonnes de lait frais par jour. Ces entreprises commercialisent leurs produits, généralement bas de gamme, sur des circuits locaux. La tendance est à l’augmentation du nombre d’entreprises de taille moyenne et donc entrant dans les statistiques officielles (elles étaient officiellement 499 en 2002). On assiste en parallèle à une concentration de la filière, en particulier par le rachat d’unités de production pour accéder à de nouveaux marchés géographiquement trop éloignés des unités de productions initiales. 2. le développement de leaders régionauxParmi ces entreprises, certaines ont réussi à augmenter leur production ainsi que leur part de marché et sont devenus des leaders régionaux, de 1 à 2 par provinces (dont certains bénéficient d’une réputation nationale) proposant une gamme diversifiée. Quatre groupes se détachent nettement en Mongolie Intérieure, Pékin et Shanghai et occupent désormais un tiers du marché chinois. En 2005, les revenus des deux principaux groupes laitiers ont atteint 11,7 milliards RMB pour le groupe Yili (+39%) et 10,8 milliards RMB pour le groupe Mengniu (+50%). Entre ces géants du secteur, la concurrence est très vive pour le leadership national. La croissance du marché attire de nouveaux entrants, particulièrement des groupes alimentaires désireux de se diversifier. On peut ainsi noter l’entrée du groupe agro-alimentaire du Sichuan New Hope (nutrition animale, agroalimentaire, banque, immobilier, chimie) qui a investi dans le secteur laitier en 2001 en rachetant plusieurs laiteries ou le groupe Chaoda Modern Agriculture (fruits et légumes) qui a créé en Mongolie Intérieure un élevage de 50 000 têtes. 3. le retour des capitaux étrangersDevant la faiblesse des marges et la complexité de la filière, les grands groupes mondiaux du secteur ont eu une approche prudente, plusieurs d’entre eux ayant même du retirer leurs participations. Cependant, devant l’envolée et « l’assainissement » de cette industrie, on assiste à un retour de ces acteurs par investissements directs (Nestlé) ou, désormais, par prise de participation (Danone, Fonterra, Arla, Uni-Président…). |
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