Les filières de l'élevage en Chine |
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| Chine - Agri-agro, emballage : Chine | |||||
Page 1 sur 3 Les productions animales chinoises représentent 35% de la production agricole, soit une valeur de 1 217 milliards de RMB2 en 2004. La Chine participe pour plus d’un quart à la production mondiale de viande. Si l’élevage porcin reste le principal élevage, les élevages bovin-viande, volaille et ovin se placent également aux premiers rangs mondiaux et répondent à la demande de diversification de sources de protéines animales des populations des villes L’élevage reste majoritairement familial, c’est pourquoi la plus grande partie des productions animales échappent encore aux filières d’abattage et de transformation organisées, d’où une traçabilité et une prophylaxie quasiinexistante et des problèmes de qualité, voire d’épizootie. Des filières commencent cependant à s’organiser par l’intégration croissante de l’activité d’élevage au sein de grands groupes de transformation des produits carnés et, désormais, de la grande distribution. Les cheptelsDes cheptels aux premiers rangs mondiaux 1. Le cheptel porcin, premier cheptel mondialAvec près de 482 millions de têtes, soit 3,2 fois plus que le cheptel européen, le cheptel porcin chinois compte pour plus de la moitié du cheptel mondial en 2005, en hausse de 8 % par rapport en 2001. La production de viande de porc s’est élevée à 49 millions de tonnes en 2005 soit plus de 48% de la production mondiale. Elle est principalement destinée à une consommation locale. On peut distinguer 2 bassins de production majeurs: les provinces du sud et du sud-est qui concentrent 60% de la production et les provinces du bassin du Fleuve Jaune qui en concentrent 20%. Si le Sichuan reste la 1ère région productrice de porc avec 12% du cheptel, les zones du fleuve jaune progressent plus rapidement et de nouvelles zones se développent, en particulier dans les provinces du Nord-Est, bassin céréalier du pays. 2. Le cheptel de volailles en faible croissanceLe cheptel de volailles (viande et oeuf) s’est élevé à 5,2 milliards de têtes en 2005, les provinces de l’Est concentrant la majeure partie du cheptel. En 2005, la production de viande de volaille s’est élevée à 13,9 millions de tonnes, soit une croissance de 15% depuis 2001. Elle représente environ 14% de la production mondiale ce qui la place en 2ème position juste après les Etats-Unis. Paradoxalement, cette production n’a été que faiblement affectée en 2004 et 2005 malgré les épisodes virulents de grippe aviaire. 3. Le cheptel bovin, une prioritéLe cheptel bovin chinois s’est élevé à 138 millions de têtes en 2005, soit 8,4% du cheptel mondial, redescendant à la troisième place après le Brésil et l’Inde, cela représente une augmentation de 7% depuis 2001. Signe d’une meilleure productivité par animal, la Chine est devenue le troisième producteur mondial de viande bovine (elle était 5ème en 2002) avec 7,1 millions de tonnes de viande (+30% par rapport à 2001). En 2004, les vaches laitières comptaient pour plus de 11,1 millions de têtes. Le cheptel bovin viande, principalement constitué de Huangniu (vaches jaunes), atteignait 100 millions de têtes et les buffles plus de 22 millions de têtes en 2005. Les bovins non laitiers sont répartis sur tout le territoire car ils sont souvent utilisés comme bêtes de somme. Signe de l’industrialisation de ce secteur, le poids des régions classiques d’élevage bovin viande (Mongolie Intérieure, Xinjiang, Qinghai, Tibet) recule, passant de 44% en 1980 à 14% en 2004 au profit de nouvelles régions plus proches des bassins de consommation : Henan, Shandong, Hebei…, etc. qui regroupent désormais 31% des animaux. La Chine n’est pas un pays de forte tradition d’élevage bovin. Le pays présente très peu de pâturages et ceux-ci sont détériorés par le surpâturage ou consacrés aux cultures. La filière bovin viande chinoise souffre de son retard en matière de génétique, les autorités chinoises estimant à 30% du cheptel les bovins de bonne qualité. Le poids moyen d’un bovin viande s’élève à 133 kg soit 66% de la moyenne mondiale. La production moyenne d’un bovin viande chinois s’élève à 1/3 de la production d’un bovin américain. 4. Le cheptel ovin, 1er cheptel mondialLe cheptel ovin et caprin s’élevait à plus de 366 millions de têtes en 2005, ce qui place la Chine au 1er rang mondial devant l’Inde. Il a augmenté de plus de 26% par rapport à 2001. La production de viande ovine s’est élevée à 4,3 millions de tonnes (plus de 33% de la production mondiale), soit 48% d’augmentation par rapport à 2001, principalement tirée par la croissance de la consommation intérieure. L’élevage ovin domine dans l’Ouest tandis que l’élevage caprin est prépondérant dans l’Est. Les autorités chinoises considèrent que 55% du cheptel ovin viande atteint une qualité satisfaisante. Le poids moyen d’un ovin viande chinois atteindrait 79% de la moyenne mondiale et 55% d’un ovin australien. 5. Politiques de soutien à l’élevagePour soutenir le développement de cette industrie et faire face aux enjeux sanitaires que l’élevage représente en Chine, le gouvernement met à jour son arsenal législatif et énonce les fondements du développement de ce secteur. Les premiers textes portaient sur la protection des pâturages (« Grassland law », 2003) et sur la création de zones de développement pour l’élevage bovin (« Beef Advantageous Development Area Programm », 2003). Depuis juillet 2006, ont été promulguées simultanément l’« animal husbandry law », qui définit les grandes orientations à donner au secteur et la « stock breeding law », qui donne le cadre du développement génétique du cheptel chinois. Ces deux lois stipulent notamment les devoirs des gouvernements locaux dans la modernisation et l’élargissement des élevages, le développement des canaux de distribution, la protection de la diversité génétique, la diffusion des techniques et bonnes pratiques. Ces deux textes font aussi état des devoirs des éleveurs dans la mise en place des bonnes pratiques, l’utilisation des intrants de qualité, du marquage et de l’enregistrement des animaux et dans la déclaration des cas de maladies. D’autres textes sont en préparation sur la conservation des races, l’enregistrement des reproducteurs, le marquage des animaux ou encore la gestion environnementale des élevages et des pâturages. Il existe un programme de développement des “entreprises prioritaires’’ mené par le Ministère de l’Agriculture. Les 300 entreprises agricoles et agroalimentaires appartenant à cette liste, dont 52 relèvent de la filière viande, sont généralement des leaders régionaux. Ils sont aidés par des politiques locales favorables dans l’objectif de renforcer leurs positions. La Commission au Développement et à la Réforme alloue des aides à des entreprises de la filière viande, en particulier dans des régions où des capacités insuffisantes de production ont été diagnostiquées. Au niveau local, des politiques favorables existent également pour des projets de plus petite envergure, afin d’attirer des capitaux étrangers ou de diffuser des produits et techniques auprès des éleveurs. L’objectif de ces politiques nationales et locales est double : création de groupes puissants dans la filière de l’élevage ainsi que de régions spécialisées destinées à assurer l’autosuffisance locale. |
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