L'agriculture chinoise |
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| Chine - Agri-agro, emballage : Chine | ||||||||
Page 1 sur 6 Avertissement: les statistiques utilisées dans cette fiche émanent des services officiels chinois. Celles-ci sont établies à partir des données transmises par les unités de base et sont parfois inexactes ou biaisées. Elles doivent être considérées avec prudence mais constituent néanmoins la seule source chiffrée exhaustive pour analyser la situation chinoise.
L’agriculture chinoise a connu, depuis le début des années 1980 et la décollectivisation, une progression formidable passant d’une situation déficitaire, en particulier en céréales, en une situation d’excédents au début des années 90. Depuis la fin des années 1990 et l’abandon de l’objectif d’auto-suffisance, la priorité est à l’ajustement de l’offre à la demande, à l’amélioration de la qualité et au développement de la transformation pour satisfaire les consommateurs urbains au niveau de vie en forte croissance. Néanmoins, occupant 50% de la population active mais ne comptant que pour 14,5% du PIB, l’agriculture est souvent perçue comme le secteur «en panne» du développement économique chinois. Le monde rural est un gigantesque réservoir de main d’oeuvre bon marché qui dépend principalement de l’économie agricole mais pèse aujourd’hui sur le développement de l’agriculture chinoise qui demeure une agriculture de très petites exploitations familiales, encore vivrière dans nombre de provinces. Les autorités chinoises s’inquiètent de l’écart de revenus croissant entre les zones urbaines et les campagnes, source potentielle de menaces pour la stabilité sociale du pays. Environ 170 millions de ruraux sont sous-employés et viennent grossir, à raison de 10 millions environ par an, les rangs des travailleurs migrants. Depuis 2004, la question sociale du monde rural est donc devenue la priorité numéro un des dirigeants chinois, qui entendent réduire les écarts entre villes et campagnes et, de ce fait, réduire le risque d’instabilité sociale, mais aussi dynamiser le marché intérieur, moteur essentiel de la croissance chinoise. L’entrée de la Chine à l’OMC en décembre 2001, a priori considérée comme une menace pour l’agriculture chinoise par peur de l’importation massive de produits agricoles (céréales, soja, coton, etc) moins chers et de meilleure qualité que les produits locaux, n’a pas eu d’effet défavorable sur l’économie agricole chinoise. En revanche, l’entrée à l’OMC a souvent été utilisée comme un moyen d’accélérer des réformes excessivement difficiles à mettre en oeuvre dans un pays aussi vaste et présentant des situations très diverses selon les régions. L’entrée de la Chine à l’OMC marque par ailleurs l’intensification de la participation de la Chine aux échanges agricoles mondiaux. En effet, la Chine conquiert des marché à l’exportation pour les produits à fort coût de main d’oeuvre (légumes, fruits, etc) pour lesquels elle possède un avantage compétitif certain, tandis qu’elle redevient importatrice de produits de base (soja et céréales) que ses surfaces agricoles limitées ne suffisent plus à produire en quantité. |
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