Agro-brèves Grande Chine Janvier 2006 |
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| Chine - Agri-agro, emballage : Chine | ||||
Page 1 sur 2 Les conséquences économiques de la grippe aviaire en Chine, situation au mois de janvier 2006 C’est seulement en 2004 que la Chine s’est résolue à déclarer les premiers cas de grippe aviaire. En 2005, outre la reconnaissance de foyers de grippe aviaire elle a confirmé l’apparition de cas humains. Une production considérable sans organisation de filièreLes experts soupçonnaient une situation endémique de la grippe aviaire en Chine compte tenu de la taille du cheptel de volaille (14 milliards de têtes sur un an), mais plus encore des conditions d’élevage et de mise sur le marché des animaux. Hormis quelques régions d’élevages industrialisés, fournissant la grande distribution et l’export, situés à l’Est du pays (Shandong, Jiangsu…), les élevages chinois sont très éclatés, de petite taille et tournés vers l’autoconsommation ou les marchés locaux. Les conditions d’élevage sont donc propices à la dissémination des maladies animales: promiscuité entre les différentes espèces, insalubrité, absence de règles d’hygiène lors de la manipulation d’animaux, absence de chaîne du froid ou de toute structure de commercialisation, coûts prohibitifs de la prophylaxie, circulation d’animaux vivants…. Les premiers cas sont apparus dans la province du Qinghai en mai cette année et la maladie a, de source officielle, touché le tiers des provinces chinoises, affectant considérablement les marchés. La chute des ventes a principalement concerné les villes et le Nord du pays ; le commerce extérieur reste stable.Sur l’ensemble de la Chine, les prix des poulets et des canards vivants ont considérablement chuté sur les marchés de gros ; sur une période comprise entre le 1er septembre et le 8 décembre, les prix ont chuté en moyenne de 51% pour les poulets vivants, de 27% pour le canard et de 15% pour les oeufs. Le prix moyen du poulet vivant est ainsi passé de 10,3 RMB/Kg début septembre (cours normal) à 5 RMB/Kg début décembre. En matière de volumes, les estimations sont difficiles. Aucun chiffre n’a jusqu’à maintenant été annoncé, mais une baisse de 60% des volumes de vente à la consommation est communément avancée. A Pékin, les volumes de vente d’oeufs ont chuté de 66% entre le 28 octobre et le 28 novembre (environ 50 tonnes/j en octobre et 15 tonnes/j fin novembre). Les cas se sont manifestés régulièrement depuis le début de l’année 2005, mais l’apparition de foyer dans le Liaoning le 3 novembre a marqué une accélération de la crise et le début des réactions des autorités, des consommateurs et des marchés. La situation a été diversement perçue selon les provinces. Les consommateurs urbains ont plus facilement délaissé tous les produits de volaille (poulets, mais aussi canards -24% et oeufs -23%), alors qu’en milieu rural, les autres catégories de produits de volaille, notamment les canards, semblent avoir moins souffert. Les provinces plus rurales (Hubei, Sichuan…) ont vu les prix du poulet vivant baisser beaucoup plus tard qu’à Pékin. Autre signe marquant, les marchés urbains ont été rapidement fermés alors que les marchés ruraux, qui tirent la majeure partie de leurs ressources de l’agriculture et malgré l’apparition de cas humains, ont continué à fonctionner. Ce ne sont d’ailleurs pas systématiquement les provinces touchées par la grippe aviaire qui ont vu leurs marchés les plus déstabilisés. En grande distribution, les effets sont globalement identiques ; le groupe Carrefour a enregistré une baisse moyenne sur la Chine de 58% de son chiffre d’affaires sur la volaille au rayon boucherie et de 42% sur les produits transformés à base de volaille. Cependant, pour le groupe, le Sud de la Chine a été moins affecté avec un recul des ventes de « seulement » 24 et 23% respectivement sur la boucherie et l’épicerie. A l’inverse, c’est le Nord de la Chine qui a été le plus touché avec respectivement 53 et 69% de recul de ventes. Le commerce extérieur reste stable : sur les mois de septembre et d’octobre, aucune baisse sensible n’a été observée. Les importations de viande de volaille, en forte augmentation depuis le mois d’avril, risquent cependant d’être un frein à la reprise des cours dans l’immédiat. Des conséquences beaucoup plus importantes seront à prévoir sur les chiffres du commerce extérieur si la crise venait à toucher les grandes provinces exportatrices de l’Est (Jiangsu, Shandong…). En 2004, malgré la crise (49 foyers dans 16 provinces, 9 millions de volailles abattues), les ventes de viandes de volaille avaient sensiblement progressé (+11,5%, soit plus qu’en 2003 : 9,6%). La donne est sensiblement différente cette année avec l’apparition de cas humains. |
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