Dans cet ouvrage, l'ouvrage a été d'étudier, à la lumière de l'histoire
récente, l'imaginaire occidental à propos de la Chine dans le monde
marchand.
Ce document est composé de cinq parties distinctes :
Partie I : L’histoire récente des relations commerciales entre la Chine et ses « partenaires étrangers »
Partie II : Points de repères sur la Chine des années 2000
On
ne peut parler de l’imaginaire de la Chine chez les hommes et femmes
d’affaires étrangers sans faire un retour sur l’histoire de la Chine du
18ème siècle à nos jours.
Ce document commencera donc par l’étude du contexte des relations
commerciales récentes entre la Chine et ses « partenaires » pendant les
deux derniers siècles, jusqu’à fournir des données et chiffres concrets
de la Chine actuelle. Nous explorerons rapidement ce que son système
économique labellisé par l’ex président Deng, « économie socialiste de
marché » signifie dans son rapport au capitalisme.
Ces deux premières parties sont indispensables car elles inscrivent cet
imaginaire dans le contexte de diplomatie violente, d’universalisme
réducteur, d’impérialisme étranger et de désordre civil. Cette période
récente influencera ou plutôt « orientalisera » la pensée de nombreuses
générations.
Pour les marchands occidentaux, dans leur contact avec la Chine, la
supériorité occidentale ne fait aucun doute. Ce sentiment de
supériorité historique, scientifique, ethnique et raciale justifiera la
« civilisation » forcée dont les racines se trouvent dans un
universalisme pour une part humaniste hérité des Lumières.
Partie III : L’histoire universelle ou L’Histoire de l’Homme, une tentative d’histoire totale
Afin de comprendre les fondements de l’imaginaire des hommes et femmes
d’affaires occidentaux dans leur relation à la Chine, la première
question que nous devons nous poser est la suivante : De quel histoire
parlons-nous ?
Celle-ci très rapidement en induira d’autres : Cette histoire fut
rédigée par Qui ? Pourquoi ? Pour servir quels buts ? et Comment cela
a-t’il influencé l’imaginaire ?
Pour y répondre, nous devrons remettre en question le principe d’une
référence historique unique ou d’une école historique unique. Nous
passerons donc en revue les problématiques suivantes que nous
étudierons afin d’y voir plus clair :
Quel est le postulat de vérité le plus communément admis sur l’histoire par les occidentaux ?
En quoi ce postulat est faux et dangereux ?
Comment cette histoire a-t’elle influencé le mode de pensée et donc l’imaginaire des occidentaux, et ce, pendant des siècles ?
Quel rôle cela a-t’il joué et comment cela a-t’il justifié l’expansion impérialiste de l’Occident ?
En quoi science et colonisation s’autorisent et se renforcent l’un l’autre ?
Comment cette histoire reste imprégnée de manière quasi indélébile dans l’inconscient collectif occidental ?
Partie IV : L’imaginaire occidental
Dans cette partie, nous passerons en revue la construction de
l’imaginaire des marchands occidentaux dans un contexte historique,
colonial et orientaliste et donnerons des points de repères empiriques.
Nous ferons référence aussi à la période de la Renaissance qui a été le
théâtre de changements importants pour l’avenir du monde, à savoir :
l’avènement de la Raison marchande. Cette ancienne Europe de la raison
marchande préfigurera le monde capitaliste moderne.
Partie V : Modernité, nouvel impérialisme et imaginaire occidental
Nous creuserons ici les concepts présentés universellement comme modèle
de futur universel des sociétés que sont : la mondialisation –
globalisation, la culture unifiante et la raison marchande.
Nous prêterons une oreille attentive au discours de Debord sur ses réflexions sur son concept de société du Spectacle.
Finalement nous opposerons aussi une vue du monde de la réalité très
terre à terre du monde des affaires aux visions révolutionnaires de
Debord et pour une part de Billeter, Harootunian, Lee, Mignolo, Said.
Pour en savoir plus sur les autres ouvrages de Adrien L. Beaulieu, non
reliés à la Chine, vous pouvez vous rendre à cette adresse : http://stores.lulu.com/abeditions/